tisseur de poèmes

tisseur de poèmes

maison close

Elle entre comme elle découvrait une adresse cachée
Dans un droit de "citée"
Un bonheur d'avant l'orage 
Une cécité, un blanc qui suspend une place assignée
Bien qu'elle sente la pesanteur insistante de quelquechose 
Puis tout vacille : un battement de s'il -le poème
Dans une veille pour ne plus être surveillée
Une réalité s'embellit sous l'effet d'une pénombre
Sur un tout autre modèle que l'occidental
Cela lui fait penser à occir avec les dents
Dans cet intérieur noyé de nuit elle est portée par la lumière
Qui se rappelle toujours à son bon souvenir
Comment oublier une page quand on écrit ?
Quand elle se garde pour elle 
Elle se traduit immédiatement en intimité
Mais quand elle ouvre une fenêtre
Tout l'intérieur va se mêler à l'environnement
Se poser , s'imposer , aller plus loin , se volatiliser ?
Comme les nuages qui se reflètent dans la mer
Le ciel va t-il changer de tenue ?
Elle va admirer tous les éléments
S'emporter dans un absolu
De tout ce qui encombre ,abîme , condamne
Elle n'est plus la même personne suivant le langage
Dans des mots étrangers elle perd tout ce porte la trace
de son identité
Elle se met à découvrir ce qu'on connait depuis si longtemps
Même dans le temps ,elle est prisonnière d'une condition précaire
Vivre à court terme
Une langue étrangère est le résultat direct de ce qu'on vient d'entendre
Un regard étranger , le résultat direct de ce qu'on vient de voir
La sensation étrangère , le résultait direct de ce qu'on vient de toucher
La saveur étrangère , le résultat direct de ce qu'on vient de goûter 
Rien ne finit dans la vie non plus 
Maison close : toujours fermée ?


19/03/2017
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